12 juillet 2008
JANE AUSTEN
Ces derniers jours, je me suis fait une cure de Jane Austen, pas ses romans mais les adaptations cinéma et télévisions. Je peux vous dire une chose tout de suite, je devrais faire ce genre d'expériences plus souvent, et je serais prête à recommencer avec les mêmes films d'ici deux trois mois. "Orgueil et préjugés" étaient particulièrement représenté, deux adaptations cinéma et une adaptation TV. La première est le film de Joe Wright avec Keira Knightley dans le rôle d'Elisabeth Bennet, très bien fait où je retrouve bien que très flous mes souvenirs de lecture; la deuxième était "Coup de foudre à Bollywood", c'est un genre d'adaptation tout à fait différent, et de mon point de vue plutôt réussi, le noyau de l'intrigue étant conservé. L'adaptation TV est très fidèle apparemment au roman, elle a été réalisée par Simon Langton (Colin Firth dans le rôle de William Darcy et Jenifer Ehle dans le rôle d'Elisabeth Bennet) sous forme d'une mini-série de six épisodes de 50 minutes. Pour préserver le plaisir de ces visionnages, j'ai enchaîné avec "Raison et sentiments" réalisé par Ang Lee avec Emma Thompson dans le rôle d'Elinor Dashwood et Hugh Grant dans le rôle d'Edward Ferrars. J'ai fini avec une autre adaptation "Emma l'entremetteuse" (titre français, le prénom aurait suffit, comme pour le livre) avec Gwyneth Paltrow dans le rôle d'Emma Woodhouse. Je conclus ainsi : bonheur, bonheur.
La seule chose qui me reste à faire c'est de lire, et relire pour certains, les romans de Jane Austen, dont je n'ai plus vraiment à l'esprit le souvenir de la lecture, si ce n'est qu'en voyant "Coup de foudre à Bollywood" la première fois (je n'avais pas vu le générique), je me suis dit "ça ressemble vachement à "Orgueil et Préjugés" quand même!", forcément. Tout ça m'a renvoyé au lycée où j'avais lu un recueil complet en anglais, parce qu'en français il n'y avait pas. Je ne pourrais pas refaire ça maintenant vu que j'ai perdu mon anglais. En tout cas, le visionnage je recommencerai, les films savent garder la subtilité, la finesse et l'humour aussi.
Découvrez Antonio Vivaldi!
Et un peu de musique parce que j'écoute ça au moment où je termine la rédaction de ce billet.
13 février 2008
les comédies romantiques
Aujourd'hui, parlons de moi pour changer (ah ah, je sais, mauvaise
plaisanterie).Sans rire, maintenant, je ne parle pas tant que ça de moi
en fait. Ma vie perso à moi, nada, ma vie de famille oui. C'est en ce
sens qu'un blog n'est pas vraiment un journal intime puisque je n'écris
pas certaines choses personnelles, sachant que d'autres vont lire.
Revenons à nos moutons. A la base, je comptais parler de mes goûts
certains pour les comédies romantiques. Avec un attachement particulier
pour les déclinaisons de titre à partir des mots "amour" ou "coup de
foudre". Autant de titres avec les mêmes mots, c'est toujours drôle.
Par contre, ce n'est pas pratique quand on n'est pas sur de la
référence. Ben oui, sur un site cinéma, tapez le mot amour et voyez ce
qui tombe.
J'aime bien les comédies actuelles, je
regarde facilement. Du genre "coup de foudre à nothing hill", y a pas
de raison, c'est agréable à regarder et distrayant. Pour avoir plus de
réflexion et d'esprit, il faut aller voir du côté des films plus
anciens qui ont un ton différent. Comme "le ciel peut attendre" (de
Lubitsch, avec Gene Tierney, Don Ameche et Charles Coburn), "la
scandaleuse de Berlin" (Billy Wilder, avec Marlène Dietrich) ou encore
"Sabrina" (même réalisateur, avec Audrey Hepburn).
Concernant ce troisième film, un détail m'amuse. Le film montre le
personnage de Sabrina, jeune fille plutôt renfermée, censée ne pas être
d'une beauté renversante et qui se révèle après son voyage à Paris.
Franchement, essayer de faire passer Audrey Hepburn pour une jeune
fille qui n'est pas en pleine possession de sa beauté, trop drôle.
Cette femme est belle, quoi qu'il arrive, mais sinon le film est
parfait. "La scandaleuse de Berlin" (titre d'origine "a foreign
affair") a pour cadre le Berlin d'après-guerre, le film a été tourné
dans la ville, dans les ruines et est emprunt d'une certaine gravité
qui se mêle très bien à l'humour. "Le ciel peut attendre" est
pétillant, frais, léger; une certaine mélancolie apparaît au fil du
film (quand les personnages vieillissent). J'adore le personnage du
grand-père, il est drollissime.
Je termine en vous
suggérant très fortement de regarder ces trois films (moi je peux quand
je veux, ça fait longtemps que je les ai achetés). Tant que vous ne les
avez pas vu, vous n'imaginez pas ce que vous avez manqué.
ps : j'attends vos conseils pour le cas où je changerais de blog.
06 février 2008
Ariane
La
semaine dernière, j'ai vu un film de Billy Wilder que je ne connaissais
pas Ariane, avec Audrey Hepburn et Gary Cooper pour incarner le couple
du film. Ce n'est pas forcément facile de parler des films afin de
donner la meilleure image qui soit, pour les bons films bien sur.
Pour résumer, Ariane c'est l'histoire d'une jeune fille (qui porte ce
prénom) dont le père est détective privé (plutôt spécialisé dans les
affaires d'adultère). Un jour, elle entend un client de son père,
apprenant son infortune, dire qu'il va tuer l'amant de sa femme. Elle
se précipite à l'hôtel où sont la femme et l'amant pour les prévenir du
danger, elle prend la place de la femme pour que la tragédie n'arrive
pas. Elle tombe sous le charme du personnage joué par Cooper, un
célibataire séducteur invétéré qui ne séduit pas une femme sans se
déplacer avec son quator de musiciens tziganes (ce qui donne des scènes
absolument géniales). Ariane et Franck Flannagan (le séducteur) se
revoit par la suite régulièrement. La jeune fille s'invente de nombreux
amants pour "jouer dans la même cour" que Flannagan. Ce film relève de
la comédie romantique dans le plus noble sens du terme. Et pour que la
surprise reste, je ne vais pas dévoiler la fin même si elle peut
sembler évidente.
Je souhaite à ceux qui voudraient et pourraient voir ce plaisir de passer un aussi bon moment que moi.
10 janvier 2008
l'homme tranquille bis
J'ai appris une nouvelle des plus déprimantes aujourd'hui, L'homme tranquille n'est plus édité en DVD depuis longtemps. Snif (mais il y a toujours l'option achat d'occasion sur internet).
08 janvier 2008
les tontons flingueurs
Avant hier, à la télé, France 2 repassait les tontons flingueurs, je n’ai pas regardé mais du coup ça m’a donné envie d’en reparler. C’est un de mes films préférés, de ceux que je regarde encore et encore, que je connais très bien du coup (je me surprends parfois à dire une partie des dialogues en même temps que les acteurs mais je ne peux pas le faire en dehors du film), et pourtant j’apprécie toujours autant, je ris aux mêmes endroits, peut-être moins maintenant mais le plaisir est toujours le même.
Les tontons flingueurs est vraiment une pure merveille particulièrement savoureuse grâce aux dialogues de Michel Audiard (à voir pour le langage Le cave se rebiffe avec Jean Gabin). Petit florilège :
- - « Trois morts subites en moins d’une demi-heure, ça part sévère les droits de succession » à lé découverte de la mort du personnage d’Henri.
- - Jean (Robert Dalban) « On demande Monsieur au téléphone. Un appel de Montauban, l’interlocuteur me semble comment dirais-je un peu rustique. Le genr agricole »
- - La scène de la cuisine à elle toute seule est un joli concentré de répliques :
« Les cons, ça ose tout. C’est même à ça qu’on les reconnaît »
Maître Folace « Touche pas au grisbi, salope ! »
Et ce fameux alcool qui rendait les clients aveugles, fait de pomme, de betterave (pas sur) et autres ingrédients mystère.
Je vais m’arrêter, tout est bien en
définitive et sans les images certaines répliques peuvent perdre une partie de
leur saveur. Le mieux, c’est de regarder ce film, achetez-le, c’est un très bon
investissement, ou empruntez-le dans une bibliothèque, je suis sure qu’il est
facilement accessible. Et prenez beaucoup de plaisir à le visionner (à voir
aussi les barbouzes, même équipe de tournage, presque les mêmes acteurs
principaux plus Mireille Darc, nettement burlesque et tout aussi drôle).
Au revoir et bonne journée
27 novembre 2007
l'homme tranquille
Aujourd'hui, je vais vous parlez rapidement de L'homme tranquille
de John Ford, avec John Wayne. Ce n'est pas un western. le film raconte
une partie de la vie d'un boxeur qui rentre au pays, à Inisfree, après
avoir tué un adversaire sur le ring. Il rencontre Mary-Kate Danaher,
une femme au très fort caractère, il finit par l'épouser malgré
l'opposition du frère de cette dernière, qui convoitait la maison que
Sean Thorton (le personnage joué par John Wayne) a réussi à acheter (à
vrai dire la maison de son enfance). Finalement, comme on dit, tout est
bien qui finit bien, puisque Mary-Kate finit par accepter l'absence de
sa dot après que son mari ai fait l'effort d'aller la chercher. C'est
d'ailleurs le meilleur moment du film, cette bagarre mémorable entre
Sean et le frère de Mary-Kate (avec pause au pub local), et la liesse
générale des habitants qui assistent tous joyeusement à la bataille en
faisant des paris en veux-tu en voilà. Le frère de Mary-Kate finit
par une cours tout ce qu'il y a plus de traditionnel à l'ancienne
propriétaire de la maison qui lui est passée sous le nez.
De manière générale, ce film est porté tout du long par une énergie et
un humour savamment distillés par John Ford qui a su produire quelque
chose d'extraordinaire, où l'on sent l'attachement de John Ford à sa
terre natale, ce qui fait surement une grande partie de la beauté de ce
film.









