11 octobre 2008
quelques livres
Depuis hier après-midi, je suis plongée dans l'ambiance travail de cours, lecture. Et comme à chaque, j'ai laissé mon esprit vagabondé. Mon truc, c'est la littérature de jeunesse. C'est moins évident sur ce blog, mais je consacre un autre blog à la littérature de jeunesse (autopromotion : lien dans la colonne de droite). J'ai pensé comme je le fais régulièrement au fait que je ne lis quasiment que de la littérature de jeunesse, car il n'y a qu'elle qui me procure un plaisir intellectuel et esthétique. La littérature pour adulte (en opposition à la littérature de jeunesse) ne me fait pas cet effet-là. Néanmoins, quelques lectures, dans ce qui est proposé à un public non-enfant, m'ont marquée et je vais parler d'elles aujourd'hui.
Je ne vais pas d'emblée vers la littérature tout public, et ça fait longtemps que je n'en ai pas lu. Mais j'ai quelques excellents souvenirs de lecture qui peuvent me reconcilier. De manière générale, je n'aime pas les classiques de la littérature française du 19ème siècle. Madame Bovary (de Flaubert) m'a gavé. J'ai voulu lire ce roman au lycée parce qu'il faut connaître les classiques, je l'ai à peine entamé; quand je l'ai eu au programme à la fac, je ne l'ai pas lu. De même, hormis Au bonheur des dames, je ne suis pas tentée par la saga des rougon-maquard (trop sombre pour moi, comme germinal). Un roman de Zola m'a quand même laissé un extrordinaire souvenir de lecture, Thérèse Raquin. Je l'ai lu la première fois parce qu'il était dans la bibliothèque commune chez ma mère, selon la démarche de la lecture des auteurs classiques. Mais celui-là m'a fait un effet magique, j'ai trouvé géniale la peinture du remords et des angoisses des personnages. Je l'ai relu seulement des années après parce que je craignais que l'effet de la première ne soit pas présent, et je ne voulais pas être déçue. Je ne l'ai pas été, je vous conseille de lire ce livre, vraiment.
Dans un registre tout à fait différent, un autre de mes livres préférés est un roman d'Agatha Christie, Le noël d'Hercule Poirot. Tout me plait dans ce livre, l'intrigue, les personnages (en particulier le caractère du vieux Siméon Lee, celui qui est tué, caractère qui détermine entièrement l'intrigue), le style de l'auteure.
J'ai aimé lire les misérables aussi, bien que ça ne m'ait pas laissé un souvenir et des impressions aussi fortes qu'avec les livres précédents. J'ai lu et adoré aussi le seigneur des anneaux (je ne suis pas vraiment tentée de regarder la saga en film, l'univers de Tolkien est tellement vaste, foisonnant, complexe, et les livres ont été écrits sur plus de 10 ans). J'ai aimé l'étranger d'Albert Camus, j'ai gardé une image mentale d'aveuglement pendant le passage du livre qui parle du meurtre et d'une plage, où le personnage semble justifier son geste par la lumière blanche et aveuglante qui est présente, le passage est vraiment extraordinaire. Après ces quelques livres, je dos faire un réel effort de mémoire pour tenter d'en trouver d'autres. Bien sur, j'en ai lu d'autres, mais des coups de coeur, des sentiments persistants comme m'ont laissé ceux dont je viens de parler, là c'est autre chose.
C'est un fait qu'avec la littérature de jeunesse, j'aurai beaucoup de mal à établir une telle liste parce que, pour moi, cette littérature est un coup de coeur perpétuel. Certains livres vont plus marquer que d'autres, certains livres sont des daubes sans fin. Mais dans la bonne littérature de jeunesse, tout me plait, ce qui n'est pas le cas de la bonne littérature pour adultes.
Musique : Jean-Jacques Goldman accompagné par les choeurs de l'Armée rouge
Découvrez Fredericks, Goldman, Jones!
02 mai 2008
moi et les cartes de bibliothèque
Mes visiteurs savent que je suis une grande lectrice, littérature de jeunesse principalement (on peut aimer ou ne pas aimer mais c'est tellement lieux que le reste). Quand je dis visiteurs, ils sont plutôt rares en ce moment, mais en même temps, pont du 1er mai, absence d'inspiration et de vrais messages, ça aide bien malheureusement.
En ce moment, je me suis remise à la lecture après une période de creux et j'en ai largement profité. ma carte de bibliothèque plus celle de PS1 qui n'en a plus l'usage. 28 possibilités de prêt. Quand je dis que je fonctionne avec deux cartes pleines à craquer, ça fait toujours son petit effet; imaginez, je suis capable d'emprunter 28 livres. On se demande comment je fais pour assurer cette quantité. En fait, tout est question d'habitude. J'ai un excellent rendement. Je pratique la lecture régulière et assidue depuis plus de 20 ans. Et puis, honnêtement, les romans jeunesse, même dans les collections pour ados, se lisent beaucoup plus vite que la recherche de Proust.
Cette semaine, je suis confrontée à une triste situation. La carte de PS1 est périmée, et comme elle n'habite plus dans le département, pas de renouvellement, ah, ah. Je vais passer de 28 à 14. Et encore, j'avais réussi dans ma bibliothèque de quartier à goupiller une rallonge gratuite de validité pour cette carte. Maintenant, forcément, c'est totalement mort. J'ai encore des livres à lire, enregistrés sur sa carte, à rendre depuis le 30 avril. Mais un peu de retard, ce n'est pas un problème. Par contre, je vais avoir un mal de chien à m'habituer à ma nouvelle situation. déjà qu'avec 28 documents empruntables, je n'ai pas arrêter cette semaine aux collègues s'ils avaient de la place sur leurs cartes.
Je travaille depuis quelques semaines comme vacataire (horaires très variables) dans une grande bibliothèque, sur plusieurs niveaux, les collègues en question sont bibliothécaires, magasiniers, vacataires, stagiaires. Je reparlerai de ça, après tout je viens de réaliser que ça peut faire un sujet pour le blog.
PS à l'attention de PS1 : je n'oublie pas le compte-rendu de l'anniversaire de ptit bout mais je risque d'être très en retard. je vais essayer de faire ça avant son deuxième anniversaire. Ptite sœur, y a-t-il un moyen que tu me fasses la liste de tous les cadeaux de ptit bout? Ma mémoire est quelque peu défaillante. Bises.
22 avril 2008
Rien, Janne Teller
J'ai lu samedi un roman jeunesse dans une collection pour adolescent qui m'a particulièrement marqué. En voici les références : Rien, Janne Teller, Paris, éditions du Panama, 2007 (titre original : Intet, 2000, traduit du danois).
Après quelques hésitations, je vous livre la quatrième de couverture plutôt que d'essayer de faire un résumé.
"Le jour de la rentrée, Pierre Anthon, élève de 4è, annonce qu'il a compris que la vie n'a pas de sens, "parce que tout commence pour finir", et il quitte l'école pour se percher dans un prunier.
Les jours passent, et ses copains de classe, perturbés, décident de lui prouver combien il a tort en constituant un "mont de signification". Chacun devra y déposer quelque chose qui, justement, a de la signification. Tout y passe, les jolies sandales vertes, le drapeau danois, le cercueil du petit frère, la virginité de Sophie... Tous font un sacrifice demandé par les autres. Mais à ce jeu la surenchère va bientôt gagner les esprit jusqu'à l'irréparable..."
Malgré la mention de certaines "significations", le résumé me semble tellement plat par rapport au contenu du livre. L'histoire est réellement excellente (l'auteur a reçu un prix pour ce livre, à mon avis mérité), l'écriture fait de l'effet (même à travers la traduction) couplée à l'intrigue. Je ne vous livrerai rien d'autre du contenu, il n'est pas si évident de parler de ce livre. Un conseil tout de même, c'est vraiment un excellent livre qui est le reflet d'une littérature jeunesse de qualité, mais honnêtement il n'est pas à placer dans toutes les mains. Il est dur, fort, troublant, le tout dans le bon sens du terme mais l'impact de sa lecture peut rester longtemps. Les bons livres produisent ces effets-là, mais quand ils recèlent une certaine "violence", il faut les prendre avec précaution. Néanmoins, je conseille à tous mes lecteurs adultes de le lire, il fait réfléchir, il est très bien écrit et c'est à prendre en considération. Si vous voulez vous alléger l'esprit, après la lecture arrangez-vous pour faire quelque chose de futile et léger.
10 février 2008
la nuit des zéfirottes
Fin 2006 , j'avais signalé rapidement la parution alors toute récente d'un nouvel album de l'auteur jeunesse Claude Ponti, La nuit des zéfirottes
(école des loisirs, 2006). Je l'ai récemment réemprunté à la
bibliothèque, et j'ai eu envie d'en parler plus longuement ici. J'ai
pensé aux blogueuses et blogueurs parisiens qui parlent de leur ville
avec amour (et de façon intelligente sans oublier les tracas, parce
qu'une ville c'est aussi ça). Et aussi à tous ceux qui aiment Paris
sans y être (une pensée pour toi maman).
Paris est en effet le décor principal de l'album, et les Zéfirottes
sont en quelques sortes ses gardiens, "Les Zéfirottes vivent sous Paris
depuis toujours. Ils disent que, sans eux, Paris n'existerait pas". Les
Zéfirottes savent bien sur la vérité sur le maintien de la ville. Tout
le monde ne sait pas que les gargouilles sont des tours de guets
zéfirottes donnant une vue imprenable sur les merveilles de la ville.
Voici le plus grand secret de Paris, c'est une ville gonflable
maintenue comme tel par les Zéfirottes. Un jour, un grand danger guette
la ville.
Mais je ne vous en dis pas plus, l'aventure est contée dans l'album
d'excellente façon. Cet album est à lire, à voir, à déplier.
01 février 2008
Sylvie 2
Aujourd'hui, j'ai reçu par la poste le paquet tant attendu contenant 4 volumes de la série Sylvie dont j'ai déjà parlé, commandés sur ebay parce qu'il n'y a plus que dans des endroits comme ça que je peux en trouver. Chaque nouvelle trouvaille des aventures de ce personnage est un plaisir sans fin. Rien d'autre à dire.
11 janvier 2008
Sylvie
Connaissez-vous le personnage de
Sylvie créé par René Philippe? Les livres étaient édités dans la
collection marabout mademoiselle, première parution avant 1960. J'ai
découvert ça en Belgique, j'adore ce personnage et ça me met en joie
quand je trouve d'occasion des volumes de la collection et encore plus
des Sylvie. Ma grand-mère lisait ça, encore aujourd'hui de temps en
temps en souvenir de ses lectures de jeunes filles. Le problème c'est
que c'est de plus en plus difficile à trouver, mais ça n'est pas encore
devenu prix collector, donc d'occasion c'est franchement donné mais
rare (par contre L'homme tranquille même sur internet c'est pas dans mes moyens ou non accessible pour l'Europe, ah, ah).
Sylvie
est un personnage de jeune femme moderne, de son époque (années 60),
volontaire et qui vit forcément tout un tas d'aventure tout en
construisant sa vie de famille et ses amitiés. J'aime assez que
l'auteur ait fait vieillir son héroïne. Elle vit sa première aventure
nettement avant ses 30 ans, elle rencontre un homme, se marie, a des
jumeaux (un garçon et une fille) qui eux mêmes grandissent vont à
l'école, et surement plus, mais je suis pas encore tombée sur des
volumes où ils sont adolescents. Le principe du personnage qui ne reste
pas indéfiniment au même âge j'aime assez de façon générale.
Ce
billet s'adresse tout particulièrement aux nostalgiques. Les personnes
qui lisaient Sylvie sont en général nettement plus âgées que moi (plus
âgées que ma mère aussi). Vous remarquerez que je parle au féminin, je
ne sais pas si des hommes sont allés voir mais c'est nettement fait
pour les femmes.
Je vous laisse pour vaquer à des occupations dont
je n'ai pas encore décidé la nature (quoi que j'ai le ménage à faire,
la nouvelle année n'a pas changée cet état de fait). Bonne journée

24 novembre 2007
top 7 des meilleurs albums pour enfants
J'ai
pris l'idée d'un "Top" sur un blog qui présente toute une variété de
sujets regroupés selon cette formule. J'ai trouvé l'idée sympa. Donc
voilà mes meilleurs albums :
1. La belle lisse poire du prince de Motordu,
Pef (folio benjamin). classique d'entre les classiques, pour se régaler
avec "la grande salle à danger du chapeau" et la fameuse image qui va
avec (crocodile, trappe, robinet qui laisse goutter des clous...).
2. Blaise et le château d'Anne Hiversaire,
Claude Ponti (l'école des loisirs). un album tout entier dédié à la
littérature de jeunesse, à la culture jeunesse même. pour la grande
double page présentant les invités de l'anniversaire, des personnages
de littérature de jeunesse (Astérix et Obélix, la princesse de Motordu,
Gaston, Babar, Bécassine, Charlie Chaplin, Monsieur racine et sa grosse
bête, et tant d'autres).
3. Max et les maximonstres, Maurice
Sendak (l'école des loisirs pour les éditions française récentes). lui
aussi grand classique qu'on peut citer comme exemple aux gens qui
demandent qui demandent ce qu'est un album (question beaucoup plus
complexe qu'on ne pourrait le croire d'ailleurs). Pour suivre
l'évolution de la mise en page avec une prégnance de plus en plus forte
des images au fur et à mesure que le rêve de Max s'amplifie et
inversement quand il va sur la pente du réveil.
4. Le tunnel,
Anthony Browne (Kaléidoscope, diffusé par l'école des loisirs). Un
petit album extrêmement riche. Pour tous ceux qui sont sensibles aux
effets de mise en page et aiment les contes. Cet album est un conte
tant dans la forme que dans le contenu. Et aussi pour le plaisir du
repérage des références aux contes (où l'on va même reconnaitre des
citations visuelles d'artistes).
5. L'Afrique de Zigomar,
Philippe Corentin (l'école des loisirs). Pour un rire frais et léger
mais empreint de subtilité. Confrontez les images et les discours de
l'orgueilleux Zigomar.
6. C'est moi le plus fort, Mario
Ramos (Pastel, l'école des loisirs). A suivre, la promenade en forêt
d'un loup qui ressemble à ceux des contes, il rencontre sur son chemin
des personnages de contes à qui il pose la question rituelle "Qui est
le plus fort?" jusqu'au rouage grippé que représente le petit dragon.
7.
Les albums carrés des éditions du Rouergue. Pour l'idée du format, pour
leur recherche graphique et langagière. Pour le plaisir des yeux.
Un boulot d'enfer (Florence Thinard)
Aujourd'hui j'ai envie de parler littérature de jeunesse et de quelques
romans jeunesse que j'ai lus (ou relus) ces derniers temps.
Un boulot d'enfer de Florence Thinard (éditions Thierry Magnier, 2006; 1ère édition 2004).
Le
roman "commence mal. Très mal, même" (comme le dit la quatrième de
couverture); et avec un très bon incipit. Voici cette première phrase
du roman : "Le matin où nous sommes morts, papa et moi, nous étions
très, très en retard". Une phrase concise, claire, qui avec des mots
simples, nous permet de mener un questionnement assez avancé. Il semble
d'emblée que nous aurons affaire à un narrateur à la première personne
qui parlera de sa vie après sa mort (on apprend quelques lignes plus
loin le nom de la narratrice, Nina). Que peut être cette vie puisque le
récit commence en parlant de la mort? Le roman s'attache à suivre ce
qui arrive à Nina et son père. Ils se retrouvent dans une sorte de
paradis (c'est le mot qui vient automatiquement à l'esprit pour décrire
l'endroit) où ils retrouvent des êtres chers et apprennent l'existence
d'anges gardiens. Nina et son père sont promus anges gardiens; elle de
la personne qu'elle considère comme sa pire ennemie de collège,
Priscille Grant; lui d'un bébé nouveau-nè, une fille, qui n'a déjà plus
rien ni personne, perdue au fin fond d'une région dangereuse où elle a
peu de chances de survivre. Chacun d'eux doit affronter un gros défit.
Mais le roman n'est pas mièvre ou religieux (désolée je ne trouve pas
d'autre mot). Nina, même ange gardien, reste une adolescente de 13 ans
dont le cœur peut battre pour un garçon, qui réclame sa maman parce
que même à cet âge-là, on a toujours besoin de cette tendresse, elle
reste une adolescente avec un caractère affirmé qui a vraiment
beaucoup de mal à veiller sur Priscille. Le roman finit par se centrer
sur ce tout petit bébé qu'il faut sauver à tout prix, les anges
gardiens s'y mettent tous et utilisent des moyens particulièrement
modernes. Il s'agit de créer des circonstances et conditions pour que
la petite soit sauver. Faire venir une association humanitaire jusqu'au
fond de ce coin perdu au bout du monde. Faire en sorte que la mère de
Nina surmonte son extrême douleur en participant à cette expédition
(elle est en effet infirmière). Utiliser Priscille et le pouvoir
médiatique de ses parents (le roman montre d'ailleurs comment elle
évolue psychologiquement et dans un sens positif). Bien sur, le roman
se termine sur la victoire des anges gardiens qui ont activement
participé à débloquer les différents rouages de la machine
administrative. En effet, même si les personnages principaux sont des
anges gardiens, il n'en reste pas moins que l'histoire est ancrée dans
un monde contemporain réaliste, réfugiés, guerre, tracasseries
administratives, conclusions d'accords financiers pour faire "sauter
les derniers verrous". Même si la précipitation de tous ces événements
est possible par l'intervention des anges, il n'en reste pas moins que
c'est notre monde et ses souffrances qui sont décrits. Le roman finit
sur une touche de bonheur tout à fait bienvenue, même si la verve du
personnage de Nina donne un ton plutôt alerte au roman, il faut un
bonheur final. En conclusion, un superbe roman que je relirai surement
d'ici quelques temps, et une auteure dont le style me plait.
01 janvier 2007
bibliothèque rose
bonjour tout le monde,
sans
rapport avec le nouvel an, c'est bientôt l'anniversaire des 150 ans de
la bibliothèque rose (et verte)
. replongez vous avec délices dans le
club des cinq
, le clan des sept, oui-oui
, les six compagnons
, alice et
compagnie. bien sûr certains livres aujourd'hui ne font plus le même
effet qu'avant mais c'était notre enfance et on adore toujours en
parler, alors à vous
bye, bonne lecture et bon souvenirs
30 décembre 2006
nouvel album de claude ponti
En surfant sur internet, je suis tombée sur la couverture du dernier album de claude ponti "la nuit des zefirottes" qui dâte de début novembre. je ne l'ai pas encore lu je ne savais pas qu'un autre album de ponti avait paru, mais je suis certaine que ce sera génial, à voir parce qu'il le faut,
à plus












